Qu'est-ce qu'une maison de naissance? |
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"Une maison de naissances, c'est une maison rattachée à un Centre local de services communautaires (CLSC), une maison qui ressemble à chez-soi, un lieu à dimension humaine où un maximum de 350 femmes donnent naissance chaque année. C'est un endroit chaleureux, qui devient vite familier, et où les proches de la femme enceinte sont bienvenus. S'y rendant fréquemment pendant la grossesse, celle-ci connaît chaque sage-femme, rencontre d'autres femmes et des couples qui, comme elle, se préparent à la venue de leur bébé. Tout au long du suivi, la femme enceinte et sa famille bénéficient, au besoin, des autres services offerts par le CLSC. Elle peut aussi utiliser les ressources de la région s'adressant aux femmes enceintes et aux familles.
Source: Ministère de la Santé et des Services sociaux, Accoucher avec une sage-femme à la maison de naissances, dépliant |
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Qu'est-ce qu'une sage-femme? |
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"Une sage-femme est une personne qui a suivi un programme de formation de sage-femme reconnu dans son pays, a réussi avec succès les études afférentes et a acquis les qualifications nécessaires pour être reconnue ou licenciée en tant que sage-femme. Elle doit être en mesure d'assurer la supervision et de donner les soins et les conseils nécessaires, à la femme enceinte, en travail et en période post-partum, d'aider lors d'un accouchement sous sa propre responsabilité et prodiguer les soins au nouveau-né et au nourrisson. Ces soins incluent des mesures préventives, le dépistage des conditions anormales chez la mère et l'enfant, le recours à l'assistance médicale en cas de besoin et l'exécution de certaines mesures d'urgence en l'absence d'un médecin. La sage-femme joue un rôle important en éducation sanitaire, non seulement pour les femmes, mais aussi pour la famille et la communauté. Son travail doit inclure l'éducation prénatale et la préparation au rôle de parent, et doit s'étendre dans certaines sphères de la gynécologie, de la planification familiale et des soins à donner à l'enfant. La sage-femme peut pratiquer en milieu hospitalier, en clinique, à domicile ou en tout autre endroit où sa présence est requise." Source: Pratique des sages-femmes: Recommandations ministérielles, Gouvernement du Québec, 1998 |
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Cyber-reportage sur la profession sage-femme au Québec Visionnez « Survol de cigogne» du 30 oct. 2008 pour avoir une idée concrète de ce qui se passe à la Maison de naissance Mimosa à Saint-Romuald. |
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Profession : sage-femmeLe savoir des sages-femmes combine intuition, savoir ancestral, fine psychologie et haute technologie. Le dernier-né du Département des sciences biologiques de l'UQTR : le programme de formation pour sages-femmes. Par Louise Desautels Dans les années 1990, les sages-femmes ont fait couler beaucoup d'encre au Québec. En conflit ouvert avec la corporation des médecins, elles réclamaient à grands cris ce qui constituait alors un des enjeux politiques en matière de santé au Québec : le partage de la responsabilité dans les soins de santé. Signe des temps, 14 ans plus tard, le programme du baccalauréat en pratique sage-femme, qui se donne exclusivement à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), vient d'accueillir 18 nouvelles étudiantes. Cela représente une augmentation de 225 % par rapport à l'an dernier.
« Un déblocage majeur est imminent, puisque l'Assemblée nationale adoptera dès cet automne un règlement autorisant les accouchements assistés par une sage-femme à domicile et en milieu hospitalier », se réjouit Josée Lafrance, responsable du programme et elle-même sage-femme d'expérience. Selon elle, le corps médical ne fait plus obstacle au recours aux sages-femmes lors d'accouchements sans complications, c'est-à-dire dans 80 % des cas. « Le frein qui subsistait ces dernières années était plutôt d'ordre politique et budgétaire, analyse-t-elle, mais nous sentons vraiment que, là aussi, nous avançons bon train. » Il était temps ! Autant pour les parents qui se voient aujourd'hui refuser un accès dans les rares maisons de naissance du Québec, faute de places, que pour les femmes qui militent depuis toujours en faveur des accouchements non médicalisés lorsqu'elles le désirent. De même que pour les finissantes au programme de baccalauréat, qui espèrent exercer leur métier aussitôt leur diplôme obtenu. les couples restent au centre de leur expérience de la grossesse et de l'accouchement. Car si le règlement est adopté et si un budget est alloué pour l'embauche de sages-femmes par les CLSC et les hôpitaux, les finissantes de Trois-Rivières seront chaudement convoitées. Mis en place en 1999, le baccalauréat en pratique sage-femme a d'ailleurs mis au monde ses premières diplômées en mai dernier, faisant passer le nombre de patriciennes québécoises de 50 à 58.
Toutes adhèrent à l'Ordre des sages-femmes du Québec, organisme chargé de veiller aux intérêts du public. « C'est l'un des facteurs qui a permis à notre profession d'être mieux acceptée, reconnaît Mme Lafrance. Les médecins constatent que nous sommes organisées, disciplinées et que nous possédons une solide formation, bref que nous ne sommes pas des sorcières ! » C'est justement la perspective de recevoir une solide formation qui a attiré Sandra Demontigny dans le premier lot d'étudiantes admises au baccalauréat en 1999. Contrairement à ses consurs, Sandra Demontigny n'a pas encore son diplôme en poche puisqu'elle a entre-temps donné naissance à son deuxième enfant, interrompant ses études pendant quelques mois. « J'ai aimé mon cours d'un bout à l'autre, même s'il demandait un investissement personnel et émotif considérable », confie la jeune mère.
Le programme s'étend sur quatre années. La première se déroule en classe, à Trois-Rivières, où les cours d'anatomie, de physiologie, de nutrition ou même d'éthique se bousculent. Les trois années suivantes sont constituées de stages qui totalisent 1 724 heures, allant de la simple observation jusqu'à la prise en charge supervisée de toutes les tâches d'une sage-femme. « Chaque stagiaire est jumelée à une professionnelle en poste dans une maison de naissance, ce qui assure un apprentissage très personnalisé », précise Marleen Baker, spécialiste en sciences de l'éducation responsable de l'organisation des stages. Cette formation sur le terrain s'accompagne d'un cours interactif dispensé par Internet qui permet aux stagiaires de partager leur expérience, de raccrocher la pratique à la théorie et de documenter divers cas, sous la supervision d'un professeur de l'UQTR. Trois stages se font dans l'une ou l'autre des sept maisons de naissance réparties aux quatre coins du Québec. « Ça demande une bonne dose de flexibilité, avoue Sandra Demontigny. Avec ma famille, j'ai dû déménager chaque année au gré de mes lieux de stages. » Sans compter que les accouchements se déroulent rarement entre 8 heures et 16 heures ! Un stage se réalise également en milieu hospitalier, où les stagiaires se mêlent aux étudiants en médecine. « C'est là qu'on mesure à quel point nous avons une connaissance approfondie du sujet, par comparaison avec les autres étudiants pour qui la grossesse et l'accouchement ne représentent qu'une petite partie de leur formation », remarque Mme Demontigny.
Plusieurs étudiantes choisissent d'effectuer l'un de leurs stages dans un autre pays, ce qui leur donne une idée de la façon dont on pratique ce métier à l'extérieur du Québec. Selon Huguette Boilard, qui supervise tous les stages, ce qui frappe le plus les étudiantes est l'absence de continuité dans le suivi de grossesse, hors du Canada. « En France, en Belgique et dans plusieurs pays en développement, rapporte-t-elle, la sage-femme qui reçoit une cliente à l'hôpital au moment de l'accouchement la voit pour la première fois ! » Ici, au contraire, une même sage-femme assure un suivi constant auprès de la future mère, depuis la première visite en début de grossesse jusqu'à six semaines après l'accouchement. « Elle peut donc mieux accompagner la femme pendant le travail, en tablant sur les forces de sa cliente et en tenant compte de ses peurs et de ses désirs », assure Mme Boilard. Par contre, à l'étranger, les sages-femmes peuvent légalement poser des gestes qui sont ici réservés aux médecins ou aux infirmières, comme installer un moniteur, déclencher des contractions, etc. Que ce soit à l'étranger ou au Québec, la pratique sage-femme existe depuis toujours, malgré des périodes de mises à l'écart attribuables à un certain protectionnisme corporatif. Puisque celui-ci semble aujourd'hui révolu, Josée Lafrance espère que le gouvernement investira massivement pour permettre un recours accru aux sages-femmes. « La société tout entière en profiterait, estime-t-elle. Avec une sage-femme, les couples restent au centre de leur expérience de la grossesse et de l'accouchement. Ils acquièrent en outre les bons outils pour assumer pleinement leurs responsabilités de parents, ils développent une grande confiance en leurs capacités et apprennent l'existence de ressources utiles. » La société tout entière... incluant les diplômées du baccalauréat en pratique sage-femme bien sûr !
Reproduit avec l'aimable autorisation de Louise Desautels du magazine RÉSEAU automne 2003 / Magazine de l'Université du Québec |
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Écoutez l'entrevue d'Andrée Rivard, chargée de cours au baccalauréat sage-femme à l'université du Québec à Trois-Rivières, ayant pour thème: «L'histoire de l'assistance aux accouchements». «L'histoire de l'assistance aux accouchements» Émission Co-naître, 25 septembre 2008 |
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